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samedi 17 mai 2014
vendredi 21 février 2014
mercredi 22 janvier 2014
vendredi 1 novembre 2013
Jean Rouch et le gore
Avant le dérangeant Africa addio (1966) des mêmes auteurs, Mondo cane est la pierre fondatrice du mondo. Genre qui verra sa fin avec le mythique film Cannibal holocaust de Ruggero Deodato en 1980 et qui verra défiler des noms illustres comme ceux de Chris Marker ou encore Chabrol.
Cantonné à un mauvais sous genre de cinéma d'exploitation le mondo des premiers films est aussi un formidable rêve de gosses, deux amis partant pour l'inconnu (en l'occurence et pour l'époque : l'Afrique); des Bob Morane filmant les prémices d'une société du spectacle, confrontant le spectateur à une violence qui lui est inhabituelle, sans artifices et le gargarisant d'une réalité dérangeante.
Entre néoréalisme italien (dont ils se font les contestataires) et Jean Rouch, le regard de deux fêlés en Afrique.
A lire aussi le livre de deux esthètes du mondo, Sébastien Gayraud et Maxime Lachaud (que j'ai eu la chance de voir en conférence), Mondo movies reflets dans un oeil mort.
Mondo cane, Paolo Cavara, Gualtiero Jacopetti et Franco Prosperi, 1962
jeudi 26 septembre 2013
dimanche 22 septembre 2013
1000 year old acid infused blood
Un film mille fois écouté mais jamais regardé. A venir.
Le Frisson des Vampires, Jean Rollin, (1970)
Film sonore par Acanthus.
vendredi 13 septembre 2013
Furyo tu brûles ta jeunesse
Dans les années 60 la Shochiku convoque plusieurs réalisateurs afin de juguler la désertification des salles en produisant alors des films qui s'adresse à un public bien précis : la jeunesse.
Ironiquement ces films de commande s'émanciperont de leur premier but consumériste pour devenir les porte étendards de la Nouvelle Vague japonaise : Nubulu Bagu.
Contes cruels de la jeunesse et L'enterrement du soleil sont deux des films de ce que l'on a appelé la trilogie de la jeunesse de Oshima et qui sont les premiers jalons de cette Nubulu Bagu émancipatrice.
Les héros de Oshima sont de jeunes adolescents qui ont la rage au ventre et partent en guerre contre la société. Certains en intégrant des gangs, d'autres en s'engageant politiquement. L'engagement politique est inhérent à ces films tant on peut les considérer autant comme des "romans" d'apprentissage que comme des films de didactie politique.
A cette époque les idéologies communiste et anarchiste sont alors largement répandues chez la jeunesse japonaise et les scènes de manifestations étudiantes présentes dans Contes cruels de la jeunesse s'en font l'écho. Le rejet de l'américanisation latente est viscéral chez une partie de la jeunesse. Les illusions sont perdues et la reconstruction du pays se fait dans le désenchantement. Comme Fukusaku dans presque chacune de ses incipits Oshima place son histoire dans un Japon qui est le sien, un Japon schizophrène qui enterre lentement ses traditions au profit d'un capitalisme sauvage, d'une soul frelatée, et d'un whisky qui a le goût de l'amertume. Le marché noir prospère, le temps du millet n'est pas si loin et vient avec la faim qui gronde et se tord au creux de l'estomac de chacun. Alors les enragés se révoltent pour finir lentement asphyxiés par la cupidité et la mesquinerie de leurs voisins. Quand à l'amour il ne se révèle que dans la souffrance et ne se vit que dans la révolte.
Contes cruels de la jeunesse, Nagisa Oshima (1960)
L'enterrement du soleil, Nagisa Oshima (1960)
vendredi 6 septembre 2013
Le Bolero résonne toujours
L'Etrange festival se tient au Forum des Images du 5 septembre au 15 septembre à Paris.
Ici ou là les bons conseils sont déjà dispensés.
Pour ma part j'ai couru acheter mes places pour les deux films en programmation de maître Sono, Bad Film tourné entre 1995 et 2012 et son nouveau Why don't you play in hell.
Le premier, décrit comme un Roméo et Juliette lesbien (eh oui !), est un film réalisé avec son collectif Tokyo Gagaga. Son tournage a totalisé plus de 150 heures d'enregistrement éparpillées entre 1995 et 2012. Une réhabilitation dans les règles.
Si jamais lundi 9 et vendredi 13 septembre vous assistez aux deux projections et que vous entendez des jappements de plaisir ce sera moi alors soyez indulgents.
Ici ou là les bons conseils sont déjà dispensés.
Pour ma part j'ai couru acheter mes places pour les deux films en programmation de maître Sono, Bad Film tourné entre 1995 et 2012 et son nouveau Why don't you play in hell.
Le premier, décrit comme un Roméo et Juliette lesbien (eh oui !), est un film réalisé avec son collectif Tokyo Gagaga. Son tournage a totalisé plus de 150 heures d'enregistrement éparpillées entre 1995 et 2012. Une réhabilitation dans les règles.
Si jamais lundi 9 et vendredi 13 septembre vous assistez aux deux projections et que vous entendez des jappements de plaisir ce sera moi alors soyez indulgents.
Un peu de fan service.
lundi 2 septembre 2013
« Je suis né avec son baiser, je mourrai avec son départ, j'ai vécu juste le temps qu'elle m'a aimé... »
Le dernier verre avant la noyade, avec Humphrey Bogart et la transcendantale Gloria Grahame.
In a lonely place (Le violent), Nicholas Ray, 1949
lundi 19 août 2013
Le Sabre du Mal, Kihachi Okamoto (1966)
" A sabre pervers une âme perverse ".
Chambara dépressif qui sonne l’hallali du Japon féodal.
J’ai écouté religieusement la présentation de Julien Sévéon grâce à qui l’on apprend que Okamoto est finalement une sorte de Kitano, plus connu au Japon pour ses films de guerre, burlesques et traditionnels que pour ses visions apocalyptiques dont fait partie Sword of Doom.
Un mot sur Julien Sévéon qui est l’auteur de Le cinéma enragé au Japon aux éditions Le Rouge Profond, livre d’éducation subversive qui brasse Wakamatsu, Guinea Pig, Shinya Tsukamoto et mille autres boules d’opium.
http://www.rougeprofond.com/LIVRES/RACCORDS/enrage/index.html
Godspeed you ! Black Emperor (1976)
Au Japon il existe dans la culture du manga généralement deux représentations du mauvais garçon.
Le yankee et le bosozoku. Les deux ont en commun la violence, le groupe, l’individualisation forcenée en marge du système.
Le premier est le palier permettant d’accéder aux second.
Aujourd’hui je crois que les deux sont difficilement dissociables.
Des coupes de cheveux inimaginables, uniformes dépareillés, une pratique inlassable du ” je m’accroupis pour mieux te chier sur la gueule et pourquoi pas sur le monde entier ” le délinquant se retrouve dans une kyrielle de codes aisément déchiffrables après la lecture de 2 tomes de Racaille Blues (de Masanori Morita).
Chacun cherche à fuir un environnement familial pourri, un système scolaire à la dérive et pour ça rien de mieux qu’une bonne balade en bécane Honda drivée à mort. Accélérer, ne pas desserrer, avoir une nuit d’avance sur la mort et crier sa rage sur l’asphalte qui brûle dans les ténèbres. Dériver le long des routes où l’amertume se dissipe. La bouche s’imprègne de l’air salin, la mer n’est plus très loin.
documentaire de Mitsuo Yanagimachi
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